|
Élimination de la discrimination raciale |
|
|
|
Toronto, le 21 mars 2010 - En 1966, les Nations Unies proclamaient le 21 mars Journée internationale de l'élimination de la discrimination raciale. Cette journée honore la vie des manifestants anti-apartheid qui furent tués par la police le 21 mars 1960 à Sharpeville, en Afrique du Sud.
La Fondation canadienne des relations raciales (FCRR) souligne ce jour, faisant remarquer que le racisme et la discrimination raciale ne sont pas des choses du passé. Il y a quelques jours, la FCRR et l'Association d'études canadiennes (AEC) publiaient un sondage de Léger Marketing qui présente la situation des relations raciales au Canada. Parmi les constatations, nous remarquons que 62 p. 100 des répondants croyaient que les minorités visibles n'étaient pas traitées comme la majorité. En outre, un sondage commandé par CBC et effectué par l'Environics Research Group a trouvé qu'un Canadien sur trois croit que les Autochtones et les musulmans sont souvent des cibles de la discrimination.
Aujourd'hui, la discrimination raciale s'exprime par des obstacles à l'emploi, une éducation et un revenu inférieurs et le profilage social — le tout reposant sur les antécédents raciaux, l'ethnie ou la religion. « Bien que le racisme soit encore parmi nous, nous avons fait des progrès ces dernières années », dit Ayman Al-Yassini, directeur exécutif de la FCRR. « Par exemple, notre enquête a révélé que 75 p. 100 des répondants ne s'opposent pas aux mariages interraciaux; de plus, 68 p. 100 des répondants avaient l'impression que le racisme était en déclin », ajoute Al-Yassini.
En dépit de ces progrès, il reste encore beaucoup à faire. Contrer le racisme exige des efforts continus, conscients et collectifs. La souffrance et les traumatismes du racisme ne sont pas toujours visibles, ni faciles à mesurer. Quel que soit le nombre des incidents racistes ou le milieu où ils se produisent, le racisme est une expérience qui déshumanise et nous marque tous. |